Pour une fois, mes deux passions (l'outdoor et le web) sont réunies et je m'empresse d'en parler.
Le 7 janvier prochain, un groupe de célébrités et de fondateurs d'ONG vont tenter de grimper en haut du Kilimanjaro, à 5895m pour le Summit of the Summit. Ce qui rend l'événement intéressant et différent, c'est que l'on pourra suivre leur progression tout au long du chemin via Twitter (http://twitter.com/SOTSK) et Facebook.
Leur objectif et de faire prendre conscience au plus grand nombre qu'il y a environ 1 milliard de personnes dans le monde qui n'a pas accès à l'eau potable. Bien sûr, c'est expédition est aussi l'occasion générer des dons et je trouve le concept plutôt intéressant. Il repose en effet sur Facebook, entre autre et sur une belle mécanique sociale. Pour chaque personne qui rejoint la page Facebook the Summit on the Summit, ou qui regarde la vidéo ci-dessous HP s'engage à donner 1$ soit 100 litres d'eau. En outre, pour chaque dollar donné, HP fera de même jusqu'à 25.000$. Intel, PUR, la fondation des Nations Unies et Eddie Bauer soutiennent aussi l'expédition.
L'argent récolté servira à donner accès à l'eau potable pour ceux qui n'en n'ont pas au travers d'ONG.
Cette opération de charité sera exclusivement relayée par les média sociaux et peut postentiellement faire beaucoup de bruit. A l'heure du sommet de Copenhague, il faut agir. Alors filez sur Facebook !
Pour finir, le site est plutôt bien fait avec de belles vues 3D du Kilimanjaro. Ca me rappelle des souvenirs tiens...
Affichage des articles dont le libellé est trekking. Afficher tous les articles
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mardi 8 décembre 2009
lundi 5 octobre 2009
Topo : ascension du Kilimanjaro
Agence : Kilimanjaro Climbing and Expedition (Faustin Meela)
Prix : 1350$
Meilleure période : décembre a févrierAccès : Moshi, Tanzanie
Difficulté : plutôt costaud
En bref
Nous avons fait cette ascension en février 2007 et cela reste un de nos plus beaux souvenirs. Grimper le Kilimanjaro, c'est tout simplement magique et être en haut de cette montagne, se retrouver sur le toit de l'Afrique c'est juste extraordinaire.
De manière plus pragmatique, nous avions un groupe déjà constitué de 9 personnes, tous en assez bonne forme physique. Nous avons tous plus ou moins subi les effets de l'altitude, mais rien d'insurmontable puisque nous sommes tous arrivés au sommet.
Nous avons emprunté la Machame route pour l'ascension puis la Mweka route pour la descente.
Dans le détail
J1 : On part de la Machame Gate pour arriver à la Machame Hut, 3000m (ca se tient ;-)
C'est une journée assez courte (une petite apres-midi de marche) de marche dans la rain forest. Pour nous, elle a d'ailleurs bien porté son nom puisqu'on est arrivés trempés au camp. Mais on a largement pu tout faire sécher avant de repartir le lendemain.
Sur la photo, petit dej' sur nappe à carreaux : il n'y a pas a dire, sur ce trek, on a vraiment très très bien mangé.
J2 : Vers le plateau Shira (3840)
La montée est plutot agréable et nous permet de nous acclimater lentement en suivant le rythme de notre guide Faustin "pole, pole"(tranquilllll)
Du plateau Shira, on appercoit le Mont Meru qui joue a cache cache avec les nuages : magnifique.
Sur la photo, devant notre camp et tout au fond, le majestueux kili.
J3 : Lava Tower et Barranco Hut (3950m)
Pour continuer l'acclimatation, le sentier passe a Lava Tower, à 4600m, pas très loin du sommet du Mont Blanc, mais sans en avoir ni la couleur (roche noire volcanique) ni la température (il fait encore bon).
Dans le groupe, l'aspirine commence à se faire denrée rare dont la cote a notre marche du troc est en hausse ! Notre descente vers le camp est assez magique, dans la brume et au milieux d'une vegetation exceptionnelle et endémique au sommet du Kilimanjaro. (je n'irai pas jusqu'a vous citer les noms, j'ai adore les plantes vertes mais ne suis pas devenue horticultrice pour autant)
Le soir, on rejoint Barranco Hut, au pied du mur du même nom. C'est vrai qu'il a l'air plutôt impressionnant d'en haut, mais sûrement rien d'insurmontable !
J4 : Vers la vallée Karranga (4132m)
La journée est plutôt courte et on commence a prendre de très bonnes habitude : on marche le matin, on déjeune, on fait la sieste, on goûte, puis on dîne. A ce rythme la, on est prêt à le refaire n'importe quand le kilimanjaro !
J5 : Vers la Barrafu Hut (4600m)
Dernier jour avant l'assaut final. Encore une journée éprouvante faite de déjeuner, sieste, goûter et dîner. Mais là on sait pourquoi on prend des forces et combien elles nous seront utiles. Les toilettes, toujours malodorantes (est-ce bien la peine de le préciser) sont suspendues au dessus du vide, plutôt impressionnant.
J6 : Summit day, Uhuru peak (5895m)
Lever a minuit pour un départ a la frontale. Et il vaut mieux en fait ne pas voir ce que l'on va gravir... Encore une fois, on suit le pas chaloupe de notre guide, sans qui d'ailleurs, je ne serai sûrement pas arrivée au sommet. Contre toute attente, dans l'effort de cette montée interminable jusqu'à Stella Point, j'ai appris deux, trois mots de swahili : Imara kama simba/Je suis forte comme un lion. L'air de rien ça ma bien aidée a atteindre le top...
A partir de Stella Point, la fin de l'ascension est tout simplement extraordinaire : le soleil pointe le bout de son nez, la neige toute fraîche brille sous les premiers rayons...
J7 : Du millenium Camp (3500m) vers la Mweka Gate
C'est la fin de la descente. Elle est directe et nous permet de savourer les paysages grandioses qui s'offrent à nous.
L'aventure du Kilimanjaro est humaine, tout autant que physique et spirituelle.
Bref, une aventure dans le top 5 des experiences outdoor !
Si vous souhaitez plus de détails, n'hésitez pas a laisser votre commentaire, je me ferai un plaisir de vous répondre.
samedi 19 septembre 2009
Miami Ushuaia a pied avec le projet Turn of The World
Je viens de découvrir le périple impressionnant de Guillaume et Laetitia qui sont partis le 27 septembre 2008 de Miami pour tenter de rejoindre Ushuaia. Cette aventure m'a rappelé celle de Sonia et Alexandre Poussin avec leur Africa Trek qui étaient partis le 1er janvier 2001 pour traverser l'Afrique en 3 ans.
L'originalité du périple de Turn of the World, vous le découvrirez dans cette vidéo, c'est qu'ils ont adopté en cours de route un petit chat qui depuis les suit partout. Marrant ça un chat globe-trotter!
Apparemment dans les dernières nouvelles que j'ai pu lire sur leur site, ils n'étaient plus que deux : "Laetitia a abandonné la marche."
Allez découvrir leurs vidéos, c'est un belle exploit qu'ils sont en train de réaliser.
jeudi 3 septembre 2009
GR20 en Corse, le record de Kilian Jornet

Petite mise a jour : merci a raidsaventure pour le tuyau. Vous trouverez quelques videos directement dans cet article.
Il y a pile un an, nous étions au sommet du Monte Cinto, à notre étape 4 du GR20. (et malgré tous les cailloux que nous avons avalés ce jour la, j'y étais bien mieux qu'enfermée en réunion, je peux vous l'assurer)
En attendant, il y a toujours de magnifiques moyens de s'évader sur les chemins corses. En début de saison, Killian Jornet a battu le record de la traversée de la Corse : 32h54. Quand je pense que nous on l'a fait en 14 jours... C'est tout simplement de la folie ! Bien sur, on a prise notre temps, on s'est baigné, on mangé du bon cochon...
Les vidéos de l'exploit ci dessous, et je vous invite a aller directement jeter un oeil sur le site de Salomon Running. Cinq videos du GR20 vous y attendent, avec des prises de vues tout a fait sublimes.
Les autres articles sur le même sujet
mercredi 25 février 2009
Le Vercors en hiver

L'équipe d'Expemag a posté un trip sympa : la traversée du Vercors en hivernale. C'est marrant, c'est quasiment le même parcours que nous avions fait en mai dernier mais à l'envers et bien sûr la neige en moins !
Du coup ca nous tente drôlement d'y retourner faire un tour les skis aux pieds. Peut-être l'hiver prochain qui sait?
vendredi 28 novembre 2008
Les sommets de la Sierre Nevada
Comme on a habité quelques années en Californie, j'ai pensé que c'était une bonne occasion de vous faire profiter de nos bons plans montagne là-bas et surtout de vous dresser le portrait de quelques unes des plus hautes montagnes.
Agrandir le plan
Le Mount Whitney
C'est le plus haut sommet des États-Unis "continentaux", à savoir 4421m. Nous l'avions fait sur un week-end normal depuis San Francisco et même en le montant à la montagnarde, c'est à dire dans la journée et sans bivouac, c'était quand meme un peu juste.
En gros, depuis San Francisco, il faut compter une dizaine d'heures de route. On peut dormir au départ du trail, se lever aux aurores (vers 2 heures du mat') et en une douzaine d'heures de marche, c'est bouclé. Quand nous l'avions fait le dernier mur etait en neige. La fin pour arriver au sommet est assez longue et longe une crête, mais dans l'ensemble et mis a part la longueur, ce sommet ne presente aucune difficulté.
Le Mount Shasta
A l'inverse de tous les autres sommets presenté, celui-ci se trouve au nord et est beaucoup plus accessible depuis une ville comme San Francisco. En pratique, il se fait avec un bivouac, ce qui permet dons de bien alléger le jour de l'ascension.
La vue est assez époustouflante au sommet (4317m) puisqu'il ne fait pas partie d'une chaîne de montagne, mais qu'il s'agit d'un volcan isolé (avec le Mont Lassen pas très loin tout de même).
Cote pratique, il faut donc du matériel de bivouac assez chaud, puisqu'on dort sur la neige (tout du moins en debut de saison) et de bons crampons.
Le Mount Morgan
C'est en fait un sommet (4190m) dont nous ne sommes pas arrive à bout, mais dont la vallée pour y parvenir est absoluement enchanteresse, la Little lakes Valley.
Ce sommet est en fait assez loin de tout, peu frequenté et absoluement pas balisé. Mais le chemin pour s'y rendre, parsemé de lacs est juste magnifique.
A faire donc, avec éventuellement des traces GPS...

Le Mount Tyndall
Le dernier que nous ayons fait avant de partir, à 4273m. Une chouette rando sur 3 jours ou l'on remonte une vallée tres agréable avant de passer aux choses sérieuses.
Pour cette ascension aussi, il faut des crampons car la finale est plutot pentue et bien en neige dure.
Je n'ai volontairement mis aucun sommet qui se trouve dans le Yosemite, je ferai un post dédié à ce magnique parc national de la Sierra Nevada plus tard... A suivre !
Agrandir le plan
Le Mount Whitney
C'est le plus haut sommet des États-Unis "continentaux", à savoir 4421m. Nous l'avions fait sur un week-end normal depuis San Francisco et même en le montant à la montagnarde, c'est à dire dans la journée et sans bivouac, c'était quand meme un peu juste.
En gros, depuis San Francisco, il faut compter une dizaine d'heures de route. On peut dormir au départ du trail, se lever aux aurores (vers 2 heures du mat') et en une douzaine d'heures de marche, c'est bouclé. Quand nous l'avions fait le dernier mur etait en neige. La fin pour arriver au sommet est assez longue et longe une crête, mais dans l'ensemble et mis a part la longueur, ce sommet ne presente aucune difficulté.
Le Mount Shasta
A l'inverse de tous les autres sommets presenté, celui-ci se trouve au nord et est beaucoup plus accessible depuis une ville comme San Francisco. En pratique, il se fait avec un bivouac, ce qui permet dons de bien alléger le jour de l'ascension.
La vue est assez époustouflante au sommet (4317m) puisqu'il ne fait pas partie d'une chaîne de montagne, mais qu'il s'agit d'un volcan isolé (avec le Mont Lassen pas très loin tout de même).
Cote pratique, il faut donc du matériel de bivouac assez chaud, puisqu'on dort sur la neige (tout du moins en debut de saison) et de bons crampons.
Le Mount Morgan
C'est en fait un sommet (4190m) dont nous ne sommes pas arrive à bout, mais dont la vallée pour y parvenir est absoluement enchanteresse, la Little lakes Valley.
Ce sommet est en fait assez loin de tout, peu frequenté et absoluement pas balisé. Mais le chemin pour s'y rendre, parsemé de lacs est juste magnifique.
A faire donc, avec éventuellement des traces GPS...

Le Mount Tyndall
Le dernier que nous ayons fait avant de partir, à 4273m. Une chouette rando sur 3 jours ou l'on remonte une vallée tres agréable avant de passer aux choses sérieuses.
Pour cette ascension aussi, il faut des crampons car la finale est plutot pentue et bien en neige dure.
Je n'ai volontairement mis aucun sommet qui se trouve dans le Yosemite, je ferai un post dédié à ce magnique parc national de la Sierra Nevada plus tard... A suivre !
dimanche 19 octobre 2008
Petit récit de notre GR20, étape par étape, le sud
Comme promis, voici la suite de notre GR20, après la partie nord, la partie sud.
Mardi 9 septembre : Journée de repos a Vizzavona
Repos
Comme nous avons un jour d'avance et que nos muscles et articulations ne seraient pas contre un peu de repos, on décide de faire un break. L'hôtel est fort agréable et se prête bien à notre pause. En outre, le train est bien pratique puisqu'on va jusqu'à Corte pour renflouer les caisses en médicaments, pommades décontractantes et autres doubles peau.
Etape 10 - Mercredi 10 septembre : Vizzavona - E Capanelle
Forêt
Le sud est definitivement plus hospitalier que le nord. Ici, on marche dans la forêt, et à flan de colinne.
Capanelle n'offre pas de bivouac attrayant alors on opte pour le gite avec ses minuscules chambres. La soirée se passe à debattre de l'itinéraire du lendemain mais finalement, on optera pour la classique, histoire de ménager les articulations et de pousser jusqu'a Prati.
Etape 11 - Jeudi 11 septembre : E Capanelle - Refuge de Prati
Plateau
La première partie de cette étape est un peu monotone, mais l'ascension vers la Boca d'Oru est plutôt sympa. Quant à l'arrivée sur le plateau au-dessus, avant d'arriver au refuge de Prati, c'est tout simplement magnifique. Et malgré le vent, Prati reste surement l'un des plus beaux bivouacs du GR20.
Etape 12/13 - Vendredi 12 septembre : Refuge de Prati - Bergerie de I Croce
Cretes, plateaux
Aujourd'hui, on opte pour une variante hors des sentiers battus (ne la cherchez pas dans vos guides, elle n'y est pas). En fait, c'est un guide et des gardiens de refuge qui nous l'on conseillée. Le temps ne s'annonçant pas au mieux pour le lendemain, on décide donc de passer par la bergerie de I Croce qui va nous eviter de faire les crêtes sous la pluie (voire la neige)
Nous nous engageons donc sur le magnifique chemin des crêtes, ou les vues de part et d'autre sont juste magnifiques.
Mais ce n'est pas tout. Arrivés au refuge de Usciolu (super accueil et super appro), nous continuons sur le GR classique pour arriver au sublime plateau de Cuscionu, et c'est là que nous bifurquons pour trouver notre bergerie d'I Croce apres plus de 25km.(nos traces GPS sont dispos si cela vous intéresse)
Le propriétaire, Jean-Louis, nous a sûrement donné l'un des plus beau accueil de notre GR.
Etape 13/14 - Samedi 13 septembre : Bergerie de I Croce - Col de Bavella
Encore une longue etape aujourd'hui. Le mauvais temps, essentiellement du vent, mais en rafales monumentales, nous contraint à avancer assez vite et à eviter l'itinéraire alpin des aiguilles de Bavela.
Au col du même nom, nous avons quelques diffucultés à nous loger car ici, pas de bivouac, mais nous atterrissons finalement dans une caravane qui permettra à la moitié d'entre nous de nous abriter du vent, l'autre moitié ayant quand même dormi en tente.
Etape 14/15 Dimanche 14 septembre : Col de Bavella - Conca
Baignade possible
Notre dernière étape, qui va nous faire finir le GR20 avec 1 jour d'avance sur notre planning. Et c'est tant mieux apparemment. En effet, quand nous arrivons au très chouette refuge de I Paliri, le gardien nous annonce qu'il neige sur les crêtes qu'on a foulées quelques jours avant.
Nous amorçons donc notre descente vers Conca le cœur léger, en savourant les dernières montées au pas de course. Le paysage est vraiment grandiose quand la côte se découpe enfin devant nous. Bientôt, nous serons dans l'eau turquoise.
Histoire de nous faire bien savourer cette dernière partie, on a même droit à un superbe orage juste avant de plonger dans le maquis.
Notre aventure s'achève ici, au gite de Conca. Fatigués, heureux d'avoir accompli ce trek inoubliable, mais aussi le cœur un peu serré que cette aventure la soit déjà terminée. Vivement la prochaine et qu'elle soit encore plus longue et intense que celle ci !
Mardi 9 septembre : Journée de repos a Vizzavona
Repos
Comme nous avons un jour d'avance et que nos muscles et articulations ne seraient pas contre un peu de repos, on décide de faire un break. L'hôtel est fort agréable et se prête bien à notre pause. En outre, le train est bien pratique puisqu'on va jusqu'à Corte pour renflouer les caisses en médicaments, pommades décontractantes et autres doubles peau.
Etape 10 - Mercredi 10 septembre : Vizzavona - E Capanelle
Forêt
Le sud est definitivement plus hospitalier que le nord. Ici, on marche dans la forêt, et à flan de colinne.
Capanelle n'offre pas de bivouac attrayant alors on opte pour le gite avec ses minuscules chambres. La soirée se passe à debattre de l'itinéraire du lendemain mais finalement, on optera pour la classique, histoire de ménager les articulations et de pousser jusqu'a Prati.
Etape 11 - Jeudi 11 septembre : E Capanelle - Refuge de Prati
Plateau
La première partie de cette étape est un peu monotone, mais l'ascension vers la Boca d'Oru est plutôt sympa. Quant à l'arrivée sur le plateau au-dessus, avant d'arriver au refuge de Prati, c'est tout simplement magnifique. Et malgré le vent, Prati reste surement l'un des plus beaux bivouacs du GR20.
Etape 12/13 - Vendredi 12 septembre : Refuge de Prati - Bergerie de I Croce
Cretes, plateaux
Aujourd'hui, on opte pour une variante hors des sentiers battus (ne la cherchez pas dans vos guides, elle n'y est pas). En fait, c'est un guide et des gardiens de refuge qui nous l'on conseillée. Le temps ne s'annonçant pas au mieux pour le lendemain, on décide donc de passer par la bergerie de I Croce qui va nous eviter de faire les crêtes sous la pluie (voire la neige)
Nous nous engageons donc sur le magnifique chemin des crêtes, ou les vues de part et d'autre sont juste magnifiques.
Mais ce n'est pas tout. Arrivés au refuge de Usciolu (super accueil et super appro), nous continuons sur le GR classique pour arriver au sublime plateau de Cuscionu, et c'est là que nous bifurquons pour trouver notre bergerie d'I Croce apres plus de 25km.(nos traces GPS sont dispos si cela vous intéresse)
Le propriétaire, Jean-Louis, nous a sûrement donné l'un des plus beau accueil de notre GR.
Etape 13/14 - Samedi 13 septembre : Bergerie de I Croce - Col de Bavella
Encore une longue etape aujourd'hui. Le mauvais temps, essentiellement du vent, mais en rafales monumentales, nous contraint à avancer assez vite et à eviter l'itinéraire alpin des aiguilles de Bavela.
Au col du même nom, nous avons quelques diffucultés à nous loger car ici, pas de bivouac, mais nous atterrissons finalement dans une caravane qui permettra à la moitié d'entre nous de nous abriter du vent, l'autre moitié ayant quand même dormi en tente.
Etape 14/15 Dimanche 14 septembre : Col de Bavella - Conca
Baignade possible
Notre dernière étape, qui va nous faire finir le GR20 avec 1 jour d'avance sur notre planning. Et c'est tant mieux apparemment. En effet, quand nous arrivons au très chouette refuge de I Paliri, le gardien nous annonce qu'il neige sur les crêtes qu'on a foulées quelques jours avant.
Nous amorçons donc notre descente vers Conca le cœur léger, en savourant les dernières montées au pas de course. Le paysage est vraiment grandiose quand la côte se découpe enfin devant nous. Bientôt, nous serons dans l'eau turquoise.
Histoire de nous faire bien savourer cette dernière partie, on a même droit à un superbe orage juste avant de plonger dans le maquis.
Notre aventure s'achève ici, au gite de Conca. Fatigués, heureux d'avoir accompli ce trek inoubliable, mais aussi le cœur un peu serré que cette aventure la soit déjà terminée. Vivement la prochaine et qu'elle soit encore plus longue et intense que celle ci !
vendredi 10 octobre 2008
Petit récit de notre GR20, étape par étape, le nord
Après 14 jours de marche, nous avons accompli notre GR20, avec le Monte Cinto en prime. Depuis quelques semaines que nous sommes rentrés tout cela semble déjà bien loin, mais rien de tel qu'un récit pour se replonger dans son trek.
Pour le côté pratique, nous avons diné en refuge et dormi en tente la plupart du temps sauf exception. Pour ce qui est du déjeuner, nous nous sommes approvisionnés (plus ou moins selon les stocks des refuges) en pain, saucisson et fromage dans les réfuges quasi quotidiennement.
Voici la permiere partie du recit, la partie nord du GR20. Pour le partie sud, c'est ici.
Étape 1 - Dimanche 31 aout : Calenzana - Refuge d'Orto di u Piobbu
Panoramas
Cette première journée qui nous fait prendre pas mal d'altitude est longue, mais nous semble plutôt courte : on commence a marcher de bonne heure (7h15) et surtout, on est tout frais. Au fur et a mesure que l'on s'élève, les vues de la baie de Calvi sont magnifiques.
Des le premier jour, le GR20 se révèle avec ses panoramas exceptionels et ses montées ou il faut sortir les mains de ses poches.
Étape 2 - Lundi 1er septembre : Refuge d'Orto di u Piobbu - Refuge de Carrozzu
Crêtes et baignade
Première nuit, première victime de la gastro, mais le mal est vite balayé. En résume aujourd'hui, une grande montée, puis une grande descente où on est bien content d'arriver en bas. Premier passage sur les crêtes : premières sensation de ce qu'est le cœur du GR20, un survol des cimes...
En poussant encore 15 minutes après le refuge, on peut se baigner au niveau de la passerelle, et cela en vaut vraiment la peine.
Etape 3 - Mardi 2 septembre : Refuge de Carrozzu - Haut Asco
Crêtes
La première partie de cette journée, la montée dans les gorges granitiques a été l'une de mes ascensions préférée du GR20, à la fraiche sur ces grande dalles de pierres, un régal. D'autant plus que la vue au col est tout simplement magnifique. Comme finalement, nous avalons vite l'étape, nous faisons une longue pause sur les crêtes avant de plonger vers Haut Asco et cela vaut bien la peine de s'arrêter un moment pour profiter du spectacle avec la chaine du Cinto qui défile devant nous.
A Haut Asco, nous optons pour le gite (avec douche chaude) plutôt que le bivouac et pour le restaurant délicieux. (Le Chalet)
Etape 4 - Mercredi 3 septembre : Monte Cinto (Cintu) 2707m
Sommet, baignade possible
Aujourd'hui, une étape hors GR, car nous souhaitons découvrir le point culminant de la Corse. La montée est assez agréable dans sa première partie, mais le devient beaucoup moins quand on attaque le grand pierrier. L'arrivée à la crête est assez décevante : on pense qu'on est tout prêt du sommet, mais il faut encore une bonne heure pour y accéder et surtout encore pas mal de dénivelé positif et négatif. Le sommet est magnifique, même si nous n'y restons que trop peu de temps. Et la descente est looooongue et caillouteuse. Si longue qu'arrivés en bas, on n'a même plus la force de se baigner dans les magnifiques piscines naturelles.
Et pour oublier cette trop longue descente, nous nous ruons dès notre arrivée sur les fondants aux châtaignes du Chalet... Vive la montagne:-)
Étape 5 - Jeudi 4 septembre : Haut Asco - Bergerie de Ballone
Cirque de la Solitude, baignade
C'est aujourd'hui l'une des étapes les plus emblématique du GR20 : le Cirque de la Solitude. L'ascension vers le fond du vallon est plutôt tranquille. Au niveau de la crête et avant de descendre dans le cirque, il fait un vent a décorner les bœufs. La traversée du cirque mythique qui consiste en fait à le descendre puis le remonter est un passage qui peut sembler impressionnant mais qui m'a paru plutôt ludique : grimper avec ses mains, ça change un peu !
Après un pique-nique (l'éternel saucisson, pain, fromage canistrelli) à flan de montagne, on finit de descendre jusqu'aux bergeries de Ballone, de maniere a equilibrer avec l'etape du lendemain qui s'annoncait un peu courte sinon.
Aux bergeries, on remplace la douche par un bon bain dans la rivière : délicieux.
Étape 6 - Vendredi 5 septembre : Bergerie de Ballone - Col de Vergio
Retour de la verdure, baignade
Apres une chouette montée à flan de côteau et en forêt, on passe un col qui nous amène dans un vallon herbeux et doux. Et c'est un vrai plaisir de retrouver de l'herbe après toute la caillasse que l'on a rencontrée. On s'arrête prendre un café au refuge de Ciottulu à i Mori qui offre un magnique panorama sur la vallee du Golu. Puis la descente est tranquille, d'abord sur les crêtes puis le long de la rivière.
Et parce qu'on a un duo de vaillants gaillard dans la troupe (Dams et Gillou), on se paye meme le luxe de manger des miaccioli (délicieuse specialité corse de pain fourré au fromage de brebis) qui viennent de la bergerie à 3 km en contrebas au bord d'une suberbe piscine naturelle.
On termine notre journee au gite bien confortable du col de Vergio.
Étape 7 - Samedi 6 septembre : Col de Vergio - Refuge de Manganu
Lac de Ninu, baignade
Une étape assez tranquile aux paysages de Nouvelle Zelande !
Les cols venteux aux arbres tordus nous inspirent de belles photos et le lac de Ninu nous apaise par son panorama aux formes harmonieuses.
En descendant vers le refuge de Manganu, on achète du fromage a la Bergerie de Vaccaghia : ce n'est pas la meilleures idée qu'on ait eu sur notre parcours, il était imangeable !
Au refuge de Manganu, on opte pour la riviere à nouveau plutot que la douche et on profite bien du soleil et moins du diner...
Etape 8 - Dimanche 7 septembre : Refuge de Manganu - Refuge de Petra Piana
Crêtes, lacs (vus d'en haut)
A nouveau aujourd'hui, on a deux malades dont moi... Pourtant la journée est vraiment magnifique avec la montée sur les crêtes et la traversée du cirque surplombant les deux magnifiques lacs d'altitude de Capitello, et de Melo. Pour Gillou et pour moi, c'est un vrai challenge et on sieste au col de Rinoso. On arrive avec soulagement au refuge de Petra Piana où le gardien est pour le moins atypique (attention, il va bientot fermer pour aller faire sa sieste).
Le brouillard se lève rapidement en fin de journee (enfin, Gillou et moi on dort pendant ce temps là) et on est contraints de manger à l'interieur où il a beaucoup de malades et peu de place...
La nuit est très très ventée et on se reveille e matin converts de poussière. Vivement Vizzavona !
Etape 9 - Lundi 8 septembre : Refuge de Petra Piana - Vizzavona
Cretes (Variante)
Aujourd'hui dans le groupe c'est pas moins de quatre personnes qui sont malades, mais quatre nouveaux ! Histoire que chacun y passe a tour de rôle.
Malgré tout, on décide de doubler l'étape car il paraît que le refuge d'Onda n'est pas extraordinaire. On opte aussi pour la variante au depart de Petra Piana qui est sensée nous faire gagner 1h30. Je dis "sensé" parce que nous avons eu du mal a trouver et suivre les traces de la variante au départ. Alors soyez vigilants.
Mais cette variante est réellement manifique, à faire absoluement. On apperçoit les côtes de part et d'autre de la montagne, c'est tout simplement magique.
L'ascension jusqu'a la Punta Muratello n'est finalement pas si longue que cela, contrairement à sa descente jusqu'a Vizzavona qui elle n'en finit pas, surtout dans la forêt vers la fin.
Mais arrivés au hameau, on décide de se faire bichonner et d'aller dormir à l'hôtel, parce qu'on le mérite bien.
Pour le côté pratique, nous avons diné en refuge et dormi en tente la plupart du temps sauf exception. Pour ce qui est du déjeuner, nous nous sommes approvisionnés (plus ou moins selon les stocks des refuges) en pain, saucisson et fromage dans les réfuges quasi quotidiennement.
Voici la permiere partie du recit, la partie nord du GR20. Pour le partie sud, c'est ici.
Étape 1 - Dimanche 31 aout : Calenzana - Refuge d'Orto di u Piobbu
Panoramas
Cette première journée qui nous fait prendre pas mal d'altitude est longue, mais nous semble plutôt courte : on commence a marcher de bonne heure (7h15) et surtout, on est tout frais. Au fur et a mesure que l'on s'élève, les vues de la baie de Calvi sont magnifiques.
Des le premier jour, le GR20 se révèle avec ses panoramas exceptionels et ses montées ou il faut sortir les mains de ses poches.
Étape 2 - Lundi 1er septembre : Refuge d'Orto di u Piobbu - Refuge de Carrozzu
Crêtes et baignade
Première nuit, première victime de la gastro, mais le mal est vite balayé. En résume aujourd'hui, une grande montée, puis une grande descente où on est bien content d'arriver en bas. Premier passage sur les crêtes : premières sensation de ce qu'est le cœur du GR20, un survol des cimes...
En poussant encore 15 minutes après le refuge, on peut se baigner au niveau de la passerelle, et cela en vaut vraiment la peine.
Etape 3 - Mardi 2 septembre : Refuge de Carrozzu - Haut Asco
Crêtes
La première partie de cette journée, la montée dans les gorges granitiques a été l'une de mes ascensions préférée du GR20, à la fraiche sur ces grande dalles de pierres, un régal. D'autant plus que la vue au col est tout simplement magnifique. Comme finalement, nous avalons vite l'étape, nous faisons une longue pause sur les crêtes avant de plonger vers Haut Asco et cela vaut bien la peine de s'arrêter un moment pour profiter du spectacle avec la chaine du Cinto qui défile devant nous.
A Haut Asco, nous optons pour le gite (avec douche chaude) plutôt que le bivouac et pour le restaurant délicieux. (Le Chalet)
Etape 4 - Mercredi 3 septembre : Monte Cinto (Cintu) 2707m
Sommet, baignade possible
Aujourd'hui, une étape hors GR, car nous souhaitons découvrir le point culminant de la Corse. La montée est assez agréable dans sa première partie, mais le devient beaucoup moins quand on attaque le grand pierrier. L'arrivée à la crête est assez décevante : on pense qu'on est tout prêt du sommet, mais il faut encore une bonne heure pour y accéder et surtout encore pas mal de dénivelé positif et négatif. Le sommet est magnifique, même si nous n'y restons que trop peu de temps. Et la descente est looooongue et caillouteuse. Si longue qu'arrivés en bas, on n'a même plus la force de se baigner dans les magnifiques piscines naturelles.
Et pour oublier cette trop longue descente, nous nous ruons dès notre arrivée sur les fondants aux châtaignes du Chalet... Vive la montagne:-)
Étape 5 - Jeudi 4 septembre : Haut Asco - Bergerie de Ballone
Cirque de la Solitude, baignade
C'est aujourd'hui l'une des étapes les plus emblématique du GR20 : le Cirque de la Solitude. L'ascension vers le fond du vallon est plutôt tranquille. Au niveau de la crête et avant de descendre dans le cirque, il fait un vent a décorner les bœufs. La traversée du cirque mythique qui consiste en fait à le descendre puis le remonter est un passage qui peut sembler impressionnant mais qui m'a paru plutôt ludique : grimper avec ses mains, ça change un peu !
Après un pique-nique (l'éternel saucisson, pain, fromage canistrelli) à flan de montagne, on finit de descendre jusqu'aux bergeries de Ballone, de maniere a equilibrer avec l'etape du lendemain qui s'annoncait un peu courte sinon.
Aux bergeries, on remplace la douche par un bon bain dans la rivière : délicieux.
Étape 6 - Vendredi 5 septembre : Bergerie de Ballone - Col de Vergio
Retour de la verdure, baignade
Apres une chouette montée à flan de côteau et en forêt, on passe un col qui nous amène dans un vallon herbeux et doux. Et c'est un vrai plaisir de retrouver de l'herbe après toute la caillasse que l'on a rencontrée. On s'arrête prendre un café au refuge de Ciottulu à i Mori qui offre un magnique panorama sur la vallee du Golu. Puis la descente est tranquille, d'abord sur les crêtes puis le long de la rivière.
Et parce qu'on a un duo de vaillants gaillard dans la troupe (Dams et Gillou), on se paye meme le luxe de manger des miaccioli (délicieuse specialité corse de pain fourré au fromage de brebis) qui viennent de la bergerie à 3 km en contrebas au bord d'une suberbe piscine naturelle.
On termine notre journee au gite bien confortable du col de Vergio.
Étape 7 - Samedi 6 septembre : Col de Vergio - Refuge de Manganu
Lac de Ninu, baignade
Une étape assez tranquile aux paysages de Nouvelle Zelande !
Les cols venteux aux arbres tordus nous inspirent de belles photos et le lac de Ninu nous apaise par son panorama aux formes harmonieuses.
En descendant vers le refuge de Manganu, on achète du fromage a la Bergerie de Vaccaghia : ce n'est pas la meilleures idée qu'on ait eu sur notre parcours, il était imangeable !
Au refuge de Manganu, on opte pour la riviere à nouveau plutot que la douche et on profite bien du soleil et moins du diner...
Etape 8 - Dimanche 7 septembre : Refuge de Manganu - Refuge de Petra Piana
Crêtes, lacs (vus d'en haut)
A nouveau aujourd'hui, on a deux malades dont moi... Pourtant la journée est vraiment magnifique avec la montée sur les crêtes et la traversée du cirque surplombant les deux magnifiques lacs d'altitude de Capitello, et de Melo. Pour Gillou et pour moi, c'est un vrai challenge et on sieste au col de Rinoso. On arrive avec soulagement au refuge de Petra Piana où le gardien est pour le moins atypique (attention, il va bientot fermer pour aller faire sa sieste).
Le brouillard se lève rapidement en fin de journee (enfin, Gillou et moi on dort pendant ce temps là) et on est contraints de manger à l'interieur où il a beaucoup de malades et peu de place...
La nuit est très très ventée et on se reveille e matin converts de poussière. Vivement Vizzavona !
Etape 9 - Lundi 8 septembre : Refuge de Petra Piana - Vizzavona
Cretes (Variante)
Aujourd'hui dans le groupe c'est pas moins de quatre personnes qui sont malades, mais quatre nouveaux ! Histoire que chacun y passe a tour de rôle.
Malgré tout, on décide de doubler l'étape car il paraît que le refuge d'Onda n'est pas extraordinaire. On opte aussi pour la variante au depart de Petra Piana qui est sensée nous faire gagner 1h30. Je dis "sensé" parce que nous avons eu du mal a trouver et suivre les traces de la variante au départ. Alors soyez vigilants.
Mais cette variante est réellement manifique, à faire absoluement. On apperçoit les côtes de part et d'autre de la montagne, c'est tout simplement magique.
L'ascension jusqu'a la Punta Muratello n'est finalement pas si longue que cela, contrairement à sa descente jusqu'a Vizzavona qui elle n'en finit pas, surtout dans la forêt vers la fin.
Mais arrivés au hameau, on décide de se faire bichonner et d'aller dormir à l'hôtel, parce qu'on le mérite bien.
mercredi 1 octobre 2008
GR20, notre périple en bref

Et voilà, nous sommes de retour de l'île de Beauté, après avoir boucle le GR20, comme prévu. Nous avons donc avalé nos 200km et 10.000m de dénivelé. Mais avant tout, nous nous sommes régalés sur ce parcours éblouissant et surprenant. Alors oui, le GR20 est largement à la hauteur de sa réputation, ardu, exigeant, mais tellement magnifique.
Avant de vous livrer les détails de notre trek, en voici un aperçu, ainsi que les réponses à des questions que l'on se pose souvent avant de partir.
Nos dates ou quand partir?
Après avoir longuement hésité entre juin et septembre, nous avons finalement opté pour la fin de l'été, même s'il semble, aux dires des gardiens de refuge que cette période soit encore plus fréquentée que juillet-août... Nous n'avons pas eu à nous plaindre de la foule pour autant.
Le sens: nord-sud ou sud nord?
Nous avons choisi la voie nord sud et ce, pour les raisons suivantes : passer le difficile en premier, suivre le sens des topos et finir par les belles plages de Porto-Vecchio, supposées les plus belles. Et nous n'avons pas été déçus par notre choix.
Nous avions lu que les côtes étaient plus ombragées en marchant sud-nord. Nous avons pu vérifier qu'elles étaient toutes ombragées dans le sens nord-sud... Je pense donc qu'il faut avant tout partir très tôt (pour l'ombre) et que tout marcheur vous dira que le sens dans le lequel il a fait le GR est le meilleur...
Quel temps a-t-il fait?
Dans l'ensemble, nous avons eu très beau temps. Nous avions pris des sacs de couchage dont la zone de confort est autour de 8°et nous n'avons jamais eu froid. Nous avons eu du vent en passant sur les crêtes sur la partie sud, et d'énormes rafales les nuits à Petra Piana et à Prati, mais les tentes ont toutes tenu le coup.
Le budget, ou combien avons-nous dépensé?
Autant le dire, nous ne nous sommes pas privés : nous avons opté pour le gite ou l'hôtel quand c'était possible (Castel di Vergio, Vizzavona...), nous avons célébré chacune de nos arrivées au refuge par des bierres... Et nous en avons eu pour environ 850€ par personne. Nous avions pris 700€ en liquide et avons pu utiliser nos carte bancaire ou chèque à Castel di Vergio, au Chalet à Haut Asco, Vizzavone et à Conca.

Quels topos avons-nous suivi?Nous avions en fait le topo classique du GR20 édité par la FFRP et le topo de Globerando, La Corse par les sommets. Les deux se complètent plutôt bien. Le premier donne un certain nombre de détails sur le terrain traversé mais est moins pertinent sur les temps (souvent sur estimés) et les niveaux de difficulté (parfois sous estimés). Le second qui se présente sous la forme d'une carte, offre moins de détails sur l'itinéraire mais est plus précis pour les temps et donne des indications intéressantes.
C'est donc pas mal de partir avec ces deux topos dans le sac.
L'équipe
Nous étions neuf pour vivre cette aventure.
Nous sommes tous relativement sportifs (à raison de pratiquer une activité sportive au moins une fois par semaine) et nous nous étions tous un peu entrainés avant le GR, que ce soit en courant, en nageant, en poussant des poids ou en faisant du vélo.
Voici en bref le portrait des membres de notre petite équipe :

Dams - 30 ans
pain fourré au fromage de brebis)

Domi - 50 ans
Toujours à l'affut du dernier ragot sur le chemin, c'était l'animatrice de notre radio moquette du GR20. Accessoirement aussi, raccommodeuse de shorts a Gillou...

Fred - 31 ans
Maillot à poids du meilleur grimpeur, mais prudent sur les descentes à cause de son genou. (opération du ligament croisé il y a 3 ans) Et à ses heures perdues, docteur SOS ampoules.
Ghis - 30 ansLe porteur et champion du Jungle Speed. A adoré gravir le Monte Cintu, demandez lui des détails et son avis sur la cotation dans le topo guide...

Gillou - 28 ans
Le roi du Lambert II mais pas de l'UMT GPS. C'est du chinois? Affirmatif, mais, expert de carto, Gillou vous expliquera. Tous nos fichiers gpx du GR20 sont a votre disposition chers lecteur, et ce, grâce a Gillou.
Rebecca - 30 ansL'américaine du groupe, toujours prête à nous faire rire que ce soit en faisant l'horloge parlante ou en poursuivant son sac qui dévalait la pente.
Roland - 51 ansLe môsieur météo du GR20, toujours prêt a sortir son portable pour prévoir le temps du lendemain. Immanquable avec son chapeau de bushman...
Xavier - 30 ansToujours "en cannes" comme il dit. Et accessoirement sur le GR, tour a tour skieur, surfeur mais surtout porteur d'une grande tente 2 place de 3kg...N'est-ce pas Damien?

Et moi, Celine - 30 ans
Souvent voiture balai (surtout en montée), derrière l'appareil photo ou accrochée a mon stylo. Le GR20 pour moi c'est une magnifique aventure qui a démarré depuis plus de 6 mois.
Et enfin, pour conclure le panorama des marcheurs, nous avions tous des sacs, eau comprise, entre 10kg et 15kg.
Surtout évitez de vous charger plus. Je ne vais rien vous apprendre, mais plus on est léger et mieux c'est.
A suivre sur les episodes du GR20, le resume des etapes, les bons plans et les photos. Stay tuned !
jeudi 28 août 2008
Liste finale GR20

A deux jours du départ, voici ma liste finale de matériel pour le GR20. Le challenge, c’était d’être autour (voire en dessous) des 10kg pour le poids total sur sac.
Nos partis-pris
On dort en tente (on évite ainsi les ronfleurs, les odeurs, et j’en passe…), donc on porte tout ce qui va avec (sac de couchage, matelas…)
On mange en refuge et on se ravitaille au fur et à mesure, histoire de ne pas porter trop lourd. On évite donc les popotes et autres réchauds.
Donc vous trouvez ci-dessous le détail de la liste et des différents poids.
jeudi 24 juillet 2008
Check list trekking en préparation du GR20
Matériel :
- TenteSac à dos + sursac
- Sac de couchage + drap de sac
- Matelas + kit de réparation
- BâtonsFrontale + piles
- Briquet + (ou) allumettes tempete (utile pour brûler son papier hygiénique)
- Trousse de secours
- Courverture de survie
- Kit hygiene (dents + corps) (avec mini emballages pour savon, shampoing, dentifrice, crème) et crème solaire
- Gant de toilette (pratique quand il n'y a qu'un robinet)
- Serviette en chamois
- Papier hygiénique
- Boussole (ou GPS)
- Jumelles
- Topo guide
- Carte au 1/25000
- Papier et stylo
- Gourde ou thermos ou poche camel
- Filtre à eau ou Micropur
- Popote (on n'en prendra a priori pas sur le GR pour s'alléger et on prendra nos dîner en refuge)
- Réchaud + combustible (idem)
- Sifflet (même s'il n'y a pas d'ours, cest toujours utile si on se perd!)
- Paire de lacets de chaussure
- Couteau pliant + couverts
- 10 de cordelette (pratique pour faire sécher le linge)
- Portable + appareil Photo + housses
- Grands zip lock
- Duc Tape (stoch américain gris tissé, pratique pour tout réparer, même pour les ampoules, on en trouve dans les magasins de bricolage)
- Jeux (le jeu des cochons, léger et peu encombrant peut être sympa et traverse toutes les cultures)
- Veste imperméable respirante (Gore Tex) (indispensable)
- Veste respirante et coupe vent type soft shell
- Pantalon imperméable et respirant (Gore Tex)
- Sous-vêtements (2 hauts et 2 bas type Odlo)
- Veste en polaire fine type micropolaire ou strech
- Pantalon en polaire fine type micropolaire ou strech
- Veste polaire épaisse type série 2001termal pro
- Veste en duvet
- 1 ou 2 pantalons léger en nylon ou polyester
- 1 ou 2 shorts en nylon ou polyester
- 1 ou 2 tee-shirt en nylon ou polyester
- 1 poncho1 paire de guêtres
- Sous vêtement de rechange
- Chaussette de en polyester ou en laine
- Chaussures (surement des tiges basses)
- Sandales (a priori des Crocs : légères et confortables)
- Lunettes de soleilCasquette ou chapeau
- Pochette (boîte) de voyage
- Bonnet
- Gants + sous gants
vendredi 18 juillet 2008
Topo rando Pyrénées : Pont d’Espagne - Oulettes de Gaube - Petit Vignemale - Refuge d’Estom

Initialement, nous étions partis pour l’ascension du Vignemale, mais le temps et les circonstances en ont décidés autrement. Au final, on a quand même profité de la belle montagne pyrénéenne pendant 3 jours (12, 13 et 14 juillet) et gravit le Petit Vignemale (3.022m)
Jour 1 : Pont d’Espagne - Refuge des Oulettes de Gaube
Après les manoeuvres de voiture (on laisse une voiture a la Fruitière), on part du parking du Pont d’Espagne sous une fine pluie, pas demotivé pour autant et bien prêt à savourer la montagne. On arrive au lac de Gaube dans une vraie purée de pois. On voit à peine le lac, c’est dire. On termine la traversée du lac (par la berges s’entend) et là, bonne nouvelle, ça se degage, et ... mauvaise nouvelle, la pluie redouble.
La pluie va nous accompagner jusqu’au refuge des Oulettes de Gaube. A l’origine, nous devions monter jusqu’au refuge de Baycelance, mais avec la pluie et l’etat de fatigue de certains d’entre nous, on opte pour rester au refuge des Oulettes.
Jour 2 : Refuge des Oulettes de Gaube - Refuge d’Estom en passant par la Hourquette d’Ossoue et le Petit Vignemale
Pas beaucoup mieux au niveau du temps ce matin, mais on y croit et on monte. Arrivés à la jonction entre le col d'Araillé et la Hourquette d’Ossoue, on decide de pousser vers la Ourquette, et pour 4 d’entre nous jusqu’au sommet du Petit Vignemale. Et on n’a pas été deçu ! Plus on s’élevait, plus on devinait que le plafond était tout près.
Jusqu’a la Hourquette, on a trouvé de gros névés. On est passé au dessus du brouillard à 2.800m et on a profité du beau ciel bleu et de la mer de nuage. Toute la montée jusqu’au sommet, il y avait entre 20cm et 1m de fraîche, de quoi donner bien envie de redescendre en ski!
Heureusement des douches chaudes et le sourire de la gardienne du refuge nous attendent en bas !
Jour 3 : Refuge d’Estom - La Fruitiere
“Comme de par hasard”, le soleil est complement de retour. La descente jusqu’a la Fruitière est relativement courte, très agréable avec la rivière près du chemin dans le fond de la vallée.

Conclusion :
Une boucle superbe : de vues sur les glaciers d'Ossoue et du Vignemale impressionantes, la plongée vers le lac d'Estom, magnifique !
Quand on part en groupe, toujours se caler sur ceux qui vont le moins vite, et changer ses plans pour ne pas arriver dans des situations galère. (on a été bien content de ne pas pousser jusqu’au second refuge le premier soir, cela aurait été une erreur et aurait pu causer des accidents)
C’est un vrai plaisir de faire découvrir la montagne a des gens qui ne la connaissent pas encore...
A suivre, tentative du Mont Blanc dans une semaine...
mardi 1 juillet 2008
Comparatif lyophilisé
Quand on part en bivouac, le lyophilisé reste la meilleure solution pour s'alimenter (plat déshydraté dans lequel on ajoute de l'eau chaude ou froide) : c'est léger, peu encombrant, propre et parfois même bon.
Au cours de nos diverses virées en montagne, on a pu en goûter quelques uns et on a décidé de vous en faire profiter. Je ne vais pas dresser de comparatif exhaustif, mais plutôt un palmarès de nos "lyo" préférés.

Les coups de cœurs
Purée aligot de chez Voyager
Parfait pour une entrée gourmande, un peu juste pour un repas entier.
Mousse au chocolat de chez Voyager
Encore une vraie gourmandise : pas vraiment la consistance de la mousse, mais un gout très agréable.
Couscous au Poulet de chez MX3
Le meilleur plat selon nous, simple et rassasiant.
Les "à eviter"
Le sauté de lapin aux carottes
La viande a un gout de caoutchouc...
Compotes de pommes MX3
On n'a pas eu l'occasion de les goûter car a chaque fois, la poudre ne se dissout pas...
A noter que les packagings MX3 sont bien mieux faits que ceux de Voyager.
A noter aussi que nous n'avons pas encore goûté les lyo Aptonia.
Astuce
Pour le midi, les lyo sont aussi une bonne solution (toujours pour les mêmes raison de poids et d'encombrement) avec par exemple les taboulés comme celui de MX3 dans lesquels il suffit d'ajouter de l'eau froide.
Enfin, sachez qu'aux Etats-Unis, pays de la mal bouffe, le choix en lyophilise est paradoxalement bien meilleur qu'ici en France. Chez REI (le meilleur magasin outdoor qui soit, je reviendrai dessus dans un autre post) vous trouverez votre bonheur. Il y a même des marques qui se spécialisent dans le bio, comme les Mary Jane Organic (je vous conseille le Wild forest mushroom couscous...)
Une petite question, où achetez-vous vos lyophilisés? En ligne? Chez Décathlon?
Au cours de nos diverses virées en montagne, on a pu en goûter quelques uns et on a décidé de vous en faire profiter. Je ne vais pas dresser de comparatif exhaustif, mais plutôt un palmarès de nos "lyo" préférés.

Les coups de cœurs
Purée aligot de chez Voyager
Parfait pour une entrée gourmande, un peu juste pour un repas entier.
Mousse au chocolat de chez Voyager
Encore une vraie gourmandise : pas vraiment la consistance de la mousse, mais un gout très agréable.
Couscous au Poulet de chez MX3
Le meilleur plat selon nous, simple et rassasiant.
Les "à eviter"
Le sauté de lapin aux carottes
La viande a un gout de caoutchouc...
Compotes de pommes MX3
On n'a pas eu l'occasion de les goûter car a chaque fois, la poudre ne se dissout pas...
A noter que les packagings MX3 sont bien mieux faits que ceux de Voyager.
A noter aussi que nous n'avons pas encore goûté les lyo Aptonia.
Astuce
Pour le midi, les lyo sont aussi une bonne solution (toujours pour les mêmes raison de poids et d'encombrement) avec par exemple les taboulés comme celui de MX3 dans lesquels il suffit d'ajouter de l'eau froide.
Enfin, sachez qu'aux Etats-Unis, pays de la mal bouffe, le choix en lyophilise est paradoxalement bien meilleur qu'ici en France. Chez REI (le meilleur magasin outdoor qui soit, je reviendrai dessus dans un autre post) vous trouverez votre bonheur. Il y a même des marques qui se spécialisent dans le bio, comme les Mary Jane Organic (je vous conseille le Wild forest mushroom couscous...)
Une petite question, où achetez-vous vos lyophilisés? En ligne? Chez Décathlon?
samedi 10 mai 2008
GTV, la variante en 4 jours
Oui, nous sommes de retour (depuis déjà queques jours en fait) et voici donc le trip report de notre backpack en autonomie dans le Vercors.En resumé
Les dates : du 1er au 4 mai 2008
Les étapes :
Jour 1 : Correncon - Darbounouse - 9 km (sans compter le trajet Paris-Correncon)
Jour 2 : Darbounouse - Plateau de Bonnevau - 18 km
Jour 3 : Plateau de Bonnevau - Chaumailloux - 14km
Jour 4 : Chaumaillou - Clelles - 12km
Remarque préalable
Suite aux recommandations des modérateurs du forum GTV, nous avions pris des raquettes. En effet, il y avait de la neige. Toutefois, nous n’avons utilisé les raquettes en questions que sur une demi journée, entre la plaine de la Chau et le plateau de Bonnevau. Pour le reste du parcours, elles n'étaient pas indispensables.
Jour 1 : Correncon - Darbounouse
La partie la plus tranquille du parcours : peu de neige, pas mal de sous bois. L'arrivée à Darbounouse est magnifique, d'un seul coup tout se dégage et on decouvre cette magnique plaine...
Pour la peine, on n'a pas poussé plus loin et on a plante la tente juste là.
Jour 2 : Darbounouse - Plateau de Bonnevau
Autrement nommé le jour le plus long. En effet aujoud'hui, on part initialement pour 20km. Mais on rencontre pas mal de neige, ce qui rend notre progression un peu plus lente (avec ou sans raquette). Du coup, on plante la tente avant Pré-Peyret, notre objectif initial.
Les paysages sont vraiment tres sympas avec le Grand Veymont qui encadre la perspective à l'est.
On prend de l'eau à la fontaine de la Chau (oui, notre petit réchaud à gaz tire un peu la gueule à faire fondre la neige et n'est pas des plus performants - rien ne vaut un bon réchaud MUL, tiens)
Jour 3 : Plateau de Bonnevau - Chaumailloux
Une journée plus tranquille en perspective. Le sol est jonché de crocus violets et blancs, c'est tout simplement magnifique.
Comme on se rapproche de la falaise côté ouest, on voit bien qu'on est sur un haut plateau, c'est assez impressionant...
L'arrivée à Chaumaillou (après avoir coupé à travers champs) est tout simplement grandiose. Au final, le plateau gagne ses galons de Petit Yosemite, et pour nous, c'est une distinction plus qu'honorable !
Jour 4 : Chaumaillou - Clelles
Que de la descente aujourd'hui pour arriver au pied du plateau et par la même occasion au pied de l'Aiguille. En chemin jusqu'à Clelle, on goûte à la gastronomie locale, la digne récompense du guerrier qui n'a mangé que du lyophylisé pendant 3 jours.
A suivre
- la trace du parcours
- un comparatif sur les plats lyophylisés, on a tout testé pour vous !
- le trip report du Gran Paradisio en ski de rando
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