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vendredi 28 novembre 2008

Les sommets de la Sierre Nevada

Comme on a habité quelques années en Californie, j'ai pensé que c'était une bonne occasion de vous faire profiter de nos bons plans montagne là-bas et surtout de vous dresser le portrait de quelques unes des plus hautes montagnes.


Agrandir le plan

Le Mount Whitney
C'est le plus haut sommet des États-Unis "continentaux", à savoir 4421m. Nous l'avions fait sur un week-end normal depuis San Francisco et même en le montant à la montagnarde, c'est à dire dans la journée et sans bivouac, c'était quand meme un peu juste.
En gros, depuis San Francisco, il faut compter une dizaine d'heures de route. On peut dormir au départ du trail, se lever aux aurores (vers 2 heures du mat') et en une douzaine d'heures de marche, c'est bouclé. Quand nous l'avions fait le dernier mur etait en neige. La fin pour arriver au sommet est assez longue et longe une crête, mais dans l'ensemble et mis a part la longueur, ce sommet ne presente aucune difficulté.

Le Mount Shasta
A l'inverse de tous les autres sommets presenté, celui-ci se trouve au nord et est beaucoup plus accessible depuis une ville comme San Francisco. En pratique, il se fait avec un bivouac, ce qui permet dons de bien alléger le jour de l'ascension.
La vue est assez époustouflante au sommet (4317m) puisqu'il ne fait pas partie d'une chaîne de montagne, mais qu'il s'agit d'un volcan isolé (avec le Mont Lassen pas très loin tout de même).
Cote pratique, il faut donc du matériel de bivouac assez chaud, puisqu'on dort sur la neige (tout du moins en debut de saison) et de bons crampons.

Le Mount Morgan
C'est en fait un sommet (4190m) dont nous ne sommes pas arrive à bout, mais dont la vallée pour y parvenir est absoluement enchanteresse, la Little lakes Valley.
Ce sommet est en fait assez loin de tout, peu frequenté et absoluement pas balisé. Mais le chemin pour s'y rendre, parsemé de lacs est juste magnifique.
A faire donc, avec éventuellement des traces GPS...


Le Mount Tyndall
Le dernier que nous ayons fait avant de partir, à 4273m. Une chouette rando sur 3 jours ou l'on remonte une vallée tres agréable avant de passer aux choses sérieuses.
Pour cette ascension aussi, il faut des crampons car la finale est plutot pentue et bien en neige dure.

Je n'ai volontairement mis aucun sommet qui se trouve dans le Yosemite, je ferai un post dédié à ce magnique parc national de la Sierra Nevada plus tard... A suivre !

mardi 5 août 2008

Le Mont Blanc par la Grande Traversée : à refaire !


De retour de notre virée chamoniarde, voici le compte rendu de nos aventures de la semaine dernière, et des conseils si l'aventure vous tente.
On est parti 4 jours, avec des guides extras, pour une experience de glacier vraiment très sympa. Voici le détail :

Jour 1
Depuis Paris, tout est faisable, la preuve : train de nuit jusqu'a Chamonix, changement de train pour le train du Montenvers et on attaque la Mer de Glace. On a de la chance, il fait plutôt bon, et la progression sur le glacier se fait rapidement en zigzagant entre les crevasses plutot ouvertes.

Puis on attaque les échelles qui montent au refuge du Requin (qui tient son nom de la dent aiguisée au dessus de lui). C'est une façon originale d'atteindre le refuge et pour le coup, on se la gagne la soupe !

Au Requin, la patronne est plutot stricte (pas de sac dans le dortoire), mais bonne cuisinière et accueillante. Etonnamment, nous sommes tout seuls (tous les 4 avec Ambrose notre guide).


Jour 2


Depart des Cosmiques vers 6h. Il fait un temps radieux. Apres avoir passé le passage delicat de la journée, un melange de glace et gravier sous les seracs, on commence doucement la montée.



Avant d'arriver au refuge Torino, on fait un détour par le Petit Flambeau (3400m) juste histoire de deguster le bon saucisson de notre guide.



Le refuge Torino est bien décevant : le personnel n'est pas le plus aimable (thé ou café?) et il faut se battre pour une assiette de pâtes!

Jour 3
On quitte le mauvais temps côté Italie pour aller vers le beau en France. On monte l'Aiguille de Toule (3534m), mais une fois en haut, on est toujours dans les nuages, on n'y voit rien dommage. Pour rejoindre le refuge des Cosmiques (beaucoup plus chaleureux celui-ci pour le coup, mis a part la panne des chiottes...) on passe par la combe maudite, tres chouette qui nous donne l'occasion de voir grimper les aiguilles des Capucins.
Demain, c'est le grand jour : l'ascension du Mont Blanc par les trois monts. Une soupe et au lit !



Jour 4
Reveil a 1h du mat. Et on est tout frais!

On attaque donc a la frontale. C'est etrange et assez magique, devant nous, ceux qui sont partis plus tôt forment une guirlande de lumière sur la montage. La magie va même aller plus loin... En montant le Mont Blanc du Tacul, on s'apperçoit qu'on est mitraillé d'eclairs. Des photographes? Non, un orage qui gronde de l'autre côté de la vallée. On continue quand même de monter, confiants. Une fois arrivés a l'épaule du Tacul, les éclairs se font un peu plus pressants, plus proches. Un guide et son client font demi-tour. Nous on continue toujours.
On attaque donc la cote du Maudit. Et, l'orage est sur nous. Il neige, vente et tonne ! Un regal ;-)
La neige fait des coulées sur nos pieds, le vent nous fouette le visage. On decide de redescendre. En quelques minutes, les traces ont ete recouvertes. Mais Ambrose et Bruno, nos supers guides veillent et nous font redescendre sans encombre.

Juste avant d'arriver au refuge, vers 7h, tout se redégage. Déception.
Mais celle-ci s'attenue quand on voit que même les cordées qui nous precedaient sont aussi descendues. Et elle disparait complètement quand on aprend que des grimpeurs se sont faits foudroyés. (ils sont apparemment sains et saufs)

Peu importe qu'on n'ait pas fait le sommet, c'est une bonne excuse pour y revenir l'année prochaine, et on a passé un moment fort, riche et beau.

Si vous souhaitez etre mis en relation avec nos guides, surtout dites le moi. On n'en a pas trouvé de meilleurs !

vendredi 18 juillet 2008

Topo rando Pyrénées : Pont d’Espagne - Oulettes de Gaube - Petit Vignemale - Refuge d’Estom


Initialement, nous étions partis pour l’ascension du Vignemale, mais le temps et les circonstances en ont décidés autrement. Au final, on a quand même profité de la belle montagne pyrénéenne pendant 3 jours (12, 13 et 14 juillet) et gravit le Petit Vignemale (3.022m)

Jour 1 : Pont d’Espagne - Refuge des Oulettes de Gaube
Après les manoeuvres de voiture (on laisse une voiture a la Fruitière), on part du parking du Pont d’Espagne sous une fine pluie, pas demotivé pour autant et bien prêt à savourer la montagne. On arrive au lac de Gaube dans une vraie purée de pois. On voit à peine le lac, c’est dire. On termine la traversée du lac (par la berges s’entend) et là, bonne nouvelle, ça se degage, et ... mauvaise nouvelle, la pluie redouble.

Impossible de faire une pause déjeuner sympa, mais par bonheur, on trouve une cabane un peu au dessus du lac. C’est petit, sombre, mais sec!
La pluie va nous accompagner jusqu’au refuge des Oulettes de Gaube. A l’origine, nous devions monter jusqu’au refuge de Baycelance, mais avec la pluie et l’etat de fatigue de certains d’entre nous, on opte pour rester au refuge des Oulettes.

Et là, coup de chapeau au gardien du refuge, qui, alors que le refuge etait initialement complet, nous a quand même gardés (on a finalement dormi dans de bons lits !)

Jour 2 : Refuge des Oulettes de Gaube - Refuge d’Estom en passant par la Hourquette d’Ossoue et le Petit Vignemale
Pas beaucoup mieux au niveau du temps ce matin, mais on y croit et on monte. Arrivés à la jonction entre le col d'Araillé et la Hourquette d’Ossoue, on decide de pousser vers la Ourquette, et pour 4 d’entre nous jusqu’au sommet du Petit Vignemale. Et on n’a pas été deçu ! Plus on s’élevait, plus on devinait que le plafond était tout près.


Jusqu’a la Hourquette, on a trouvé de gros névés. On est passé au dessus du brouillard à 2.800m et on a profité du beau ciel bleu et de la mer de nuage. Toute la montée jusqu’au sommet, il y avait entre 20cm et 1m de fraîche, de quoi donner bien envie de redescendre en ski!

Puis redescente et remontée vers le col d'Araillé. A nouveau, on se retrouve dans le brouillard. Du coup, la descente vers la vallée du Lutour nous semble d’autant plus longue et encore plus longue que l’une d’entre nous se fait une entorse au genou !

Heureusement des douches chaudes et le sourire de la gardienne du refuge nous attendent en bas !

Jour 3 : Refuge d’Estom - La Fruitiere
“Comme de par hasard”, le soleil est complement de retour. La descente jusqu’a la Fruitière est relativement courte, très agréable avec la rivière près du chemin dans le fond de la vallée.


Conclusion :
Une boucle superbe : de vues sur les glaciers d'Ossoue et du Vignemale impressionantes, la plongée vers le lac d'Estom, magnifique !
Quand on part en groupe, toujours se caler sur ceux qui vont le moins vite, et changer ses plans pour ne pas arriver dans des situations galère. (on a été bien content de ne pas pousser jusqu’au second refuge le premier soir, cela aurait été une erreur et aurait pu causer des accidents)
C’est un vrai plaisir de faire découvrir la montagne a des gens qui ne la connaissent pas encore...

A suivre, tentative du Mont Blanc dans une semaine...

mardi 13 mai 2008

Ascension du Grand Paradis (4061m) en ski de rando

Resumé
Dates : les 5 et 6 mai 2008
Itinéraire : par le refuge Vitt. Emanuele II (2735m)
Avec guide

C'était donc une première, il y a une semaine maintenant, une premiere en ski de rando.
Choix un peu téméraire pourraient dire certains et ils n'auraient pas tort car apprendre la technique du ski de rando sur un sommet à 4.000m à 6h du matin, ce n'est pas ce qu'il y a de plus confortable.
Mais au final je ne déconseillerais pas complètement cette course aux débutants car c'est vraiment faisable et que c'est tout simplement un très beau sommet.


En bref, une montée au refuge sans histoire les skis sur le dos. (3h) Un refuge en question vraiment très accueillant, très propre, très agréable et surtout, avec des pâtes et du café succulents, Italie oblige :-)


Départ pour le sommet a 6h, sur neige glacée et peaux de phoques qui ne veulent pas bien coller aux skis. Après une première heure d'adaptation, la suite de l'ascension est longue (7h pour arriver au sommet), mais bonne et sans incident.


Nous effectuons la fin du glacier en crampons et donc encordés. L'arrête finale comporte des passages un peu vertigineux mais rien de bien méchant tant qu'on est assuré. L'heure un peu tardive nous permet d'avoir le sommet à nous tous seuls et d'éviter la foule, un must apparemment.

La descente, en skis donc, est plutôt rapide et bien sympa. Arrivés au refuge, une bonne assiette de pâtes nous attend, un régal !

Comme d'habitude, la trace GPS est disponible si vous le souhaitez.