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vendredi 23 octobre 2009

Topo : Week-end grimpe dans les Calanques de Marseille

Activité : escalade
Durée : 2 jours
Type d'hébergement : bivouac (mais utile d'avoir une voiture)
Période idéale : printemps et automne
Accès : Marseille
Difficulté : pour tous les goûts



Le week-end dernier, nous nous sommes essayé à la formule week-end grimpe express dans le sud. Départ de Paris, Gare de Lyon vers 18h30, direction Marseille Saint-Charles. On avait loué une voiture pour décoller directement et nous rendre dans la foulée près des calanques. Bon, on a du faire en fonction de la SNCF (et là, je suis sûre que vous devinez déjà ce que je vais écrire), c'est-à-dire un retard de 2h30, rien que ça ! Donc nos plans d'aller vite fait roupiller dans les calanques pour être au pied des voies au petit matin se sont transformées en nuit à l'hôtel à côté de la gare pour un départ le samedi matin...


Mais malgré tout cela, le lieu en vaut bien la chandelle... On s'est donc rapidement posés dans la calanque de Sormiou pour aller attaquer les voies à l'ouest de la calanque, vers L'Ouro et Luï Daï : des voies plutôt faciles (nickel pour nous, on n'est pas encore des Patrick Berault!) avec un rocher extra. Et c'était juste magnifique : peu de monde, à l'abri du vent, une vue grandiose sur la mer, magique.

Mais c'est vrai qu'en cette saison (mi octobre), il commence à faire frais et que le soleil nous quitte un peu tôt. Il a donc fallu trouver rapidement une solution pour dormir... Le vent et la température ont eu raison de notre motivation à planter la tente, on a donc dormi dans la voiture (gros C8 duquel on avait retiré tous les sièges, impossible sinon, croyez-moi, on a fait l'expérience) sur la route de la Calanque.

Le lendemain, on testé les voies du Pouce (voies sympas mais pas de vue sur la mer) et après pique-nique et baignade bien mérités on est allé grimper vers le site Parfumerie, un site assez remarquable aussi pour sa protection au vent et sa splendide vue sur le large.
Puis on a tranquillement mis les voiles vers la gare de Marseille, pour un retour à l'heure cette fois-ci.



Habitants des grandes villes, je serais curieuse de connaître vos escapades outdoor du week-end, racontez moi !

lundi 5 octobre 2009

Topo : ascension du Kilimanjaro



Activité : trekking
Durée : 7 jours

Type d'hébergement : Bivouac
Agence : Kilimanjaro Climbing and Expedition (Faustin Meela)
Prix : 1350$
Meilleure période : décembre a février
Accès : Moshi, Tanzanie
Difficulté : plutôt costaud




En bref
Nous avons fait cette ascension en février 2007 et cela reste un de nos plus beaux souvenirs. Grimper le Kilimanjaro, c'est tout simplement magique et être en haut de cette montagne, se retrouver sur le toit de l'Afrique c'est juste extraordinaire.
De manière plus pragmatique, nous avions un groupe déjà constitué de 9 personnes, tous en assez bonne forme physique. Nous avons tous plus ou moins subi les effets de l'altitude, mais rien d'insurmontable puisque nous sommes tous arrivés au sommet
Nous avons emprunté la Machame route pour l'ascension puis la Mweka route pour la descente.


Dans le détail
J1 : On part de la Machame Gate pour arriver à la Machame Hut, 3000m (ca se tient ;-)
C'est une journée assez courte (une petite apres-midi de marche) de marche dans la rain forest. Pour nous, elle a d'ailleurs bien porté son nom puisqu'on est arrivés trempés au camp. Mais on a largement pu tout faire sécher avant de repartir le lendemain.
Sur la photo, petit dej' sur nappe à carreaux : il n'y a pas a dire, sur ce trek, on a vraiment très très bien mangé.



J2 : Vers le plateau Shira (3840)
La montée est plutot agréable et nous permet de nous acclimater lentement en suivant le rythme de notre guide Faustin "pole, pole"(tranquilllll)
Du plateau Shira, on appercoit le Mont Meru qui joue a cache cache avec les nuages : magnifique. 
Sur la photo, devant notre camp et tout au fond, le majestueux kili.



J3 : Lava Tower et Barranco Hut (3950m)
Pour continuer l'acclimatation, le sentier passe a Lava Tower, à 4600m, pas très loin du sommet du Mont Blanc, mais sans en avoir ni la couleur (roche noire volcanique) ni la température (il fait encore bon).
Dans le groupe, l'aspirine commence à se faire denrée rare dont la cote a notre marche du troc est en hausse ! Notre descente vers le camp est assez magique, dans la brume et au milieux d'une vegetation exceptionnelle et endémique au sommet du Kilimanjaro. (je n'irai pas jusqu'a vous citer les noms, j'ai adore les plantes vertes mais ne suis pas devenue horticultrice pour autant)
Le soir, on rejoint Barranco Hut, au pied du mur du même nom. C'est vrai qu'il a l'air plutôt impressionnant d'en haut, mais sûrement rien d'insurmontable !





J4 : Vers la vallée Karranga (4132m)
La journée est plutôt courte et on commence a prendre de très bonnes habitude : on marche le matin, on déjeune, on fait la sieste, on goûte, puis on dîne. A ce rythme la, on est prêt à le refaire n'importe quand le kilimanjaro !


J5 : Vers la Barrafu Hut (4600m)
Dernier jour avant l'assaut final. Encore une journée éprouvante faite de déjeuner, sieste, goûter et dîner. Mais là on sait pourquoi on prend des forces et combien elles nous seront utiles. Les toilettes, toujours malodorantes (est-ce bien la peine de le préciser) sont suspendues au dessus du vide, plutôt impressionnant. 


J6 : Summit day, Uhuru peak (5895m)
Lever a minuit pour un départ a la frontale. Et il vaut mieux en fait ne pas voir ce que l'on va gravir... Encore une fois, on suit le pas chaloupe de notre guide, sans qui d'ailleurs, je ne serai sûrement pas arrivée au sommet. Contre toute attente, dans l'effort de cette montée interminable jusqu'à Stella Point, j'ai appris deux, trois mots de swahili : Imara kama simba/Je suis forte comme un lion. L'air de rien ça ma bien aidée a atteindre le top...
A partir de Stella Point, la fin de l'ascension est tout simplement extraordinaire : le soleil pointe le bout de son nez, la neige toute fraîche brille sous les premiers rayons...





J7 : Du millenium Camp (3500m) vers la Mweka Gate
C'est la fin de la descente. Elle est directe et nous permet de savourer les paysages grandioses qui s'offrent à nous. 
L'aventure du Kilimanjaro est humaine, tout autant que physique et spirituelle. 
Bref, une aventure dans le top 5 des experiences outdoor !

Si vous souhaitez plus de détails, n'hésitez pas a laisser votre commentaire, je me ferai un plaisir de vous répondre. 

jeudi 17 septembre 2009

Topo randonnée pédestre : le tour du pic du Midi d'Ossau et les lacs d'Ayous

Activité : randonnée
Durée : 2, 3 jours selon les variantes
Meilleure période
: été
Accès : Le Pic du Midi d'Ossau se trouve dans le Béarn au cœur de la vallée d'Aspe dans le parc national des Pyrénées. Pour le départ de la randonnée c'est au lac de Bious-Artigues, environ à 60km au sud de Pau, un peu après le village de Gabas.
Difficulté : moyenne

En bref

C'est une boucle magnifique et pas très dure. On peut dormir en refuge (ce que nous avons fait) ou bien bivouaquer, les deux sont faisable. La faune pyrénéenne est particulièrement présente sur cette randonnée avec des isards et des vautours. Et les paysages sont bien sûr à couper le souffle avec le sublime Pic du Midi d'Ossau qui se dresse une tête au dessus des autres, et que l'on peut admirer sur la quasi totalité de la randonnée.



Étape 1 : du Lac de Bious-Artigue au refuge de Pombie
La montée depuis le lac est plutôt agréable et ombragée et on arrive assez vite au Col de Suzon. C'est d'ailleurs depuis ce col que l'on peut faire l'ascension du Pic du Midi d'Ossau.
En montant, on a observé les vautours se faire un vrai festin charognard (âmes sensibles s'abstenir) sur un agneau.
Le refuge est plutôt sympa, "infesté" de grimpeurs et il offre un chouette panorama en fin de journée. A noter que le petit lac de Pombie est super agréable, tout à côté du refuge.

Étape 2 : du refuge de Pombie au refuge d'Ayous
C'est vraiment la journée la plus sympa, d'autant que nous l'avons égrainée d'un petit sommet et de baignades.
On attaque d'entrée sur la montée du col puis au pic de Peyreget. Une petite variante sympa qui permet d'avoir un panorama un peu plus large. On redescend ensuite dans la vallée du gave de Bious pour remonter vers les lacs de Castérau et de Bersau dans lesquels on a pu faire trempette, tout simplement excellent !
Pour finir on arrive au refuge d'Ayous qui offre une vue tout simplement sublime sur l'Ossau qui se reflette dans le lac Gentau.

Etape 3 : du refuge d'Ayous au lac de Bious-Artigue
Là aussi, on a opté pour une variante et on est partis monter le pic d'Ayous duquel la vus sur le lac du même nom et évidemment sur l'Ossau est fabuleuse.
Ensuite, nous sommes redescendus par le col d'Aas de Bielle qui offre une alternative sympa et beaucoup plus sauvage que l'itinéraire classique.
Pour finir, on a bivouaqué autour du lac de Bious avec en prime une baignade sympa de fin de journée.

Bref, une randonnée magnifique, abordable et aux panoramas superbes.


Contacts utiles


Refuge de Pombie
Karine Depeyre et Jean-Marc Ferri
64440 GABAS

Tel
(été seulement) : 05 59 05 31
Refuge d'Ayous
64440 GABAS

Tel
(été seulement) : 05 59 05 37 00

Les autres topos Pyrénées
les Oulettes de Gaube et le Petit Vignemale

jeudi 27 août 2009

VTT dans les Apuseni en Roumanie, le topo

Ca y est, nous sommes de retour après notre virée mountain bike dans les montagnes roumaines. Un chouette voyage tant sur le plan humain, nature que sportif.
Et pour ceux qui souhaitent les détails et le topo, le voici.

Période : Août 2009
Durée : 10 jours de voyage, 6 jours de velo
Activité : VTT
Difficulté : moyenne
Accès : Paris - Budapest en avion puis Budapest-Oradea (Roumanie) en train et enfin Oradea- Albac en bus
Hébergement : en pension, l'équivalent de nos chambres d'hôtes en beaucoup plus rustiques.


Jour 1
Albac-Grotte de Scarisoara
30km
Superbe itinéraire de crêtes de hameaux en hameaux.
Pour être honnête cette journée a été plutôt longue et on est très vite devenus des pros à demander notre chemin tous les quatre matins (ce qui ne nous a pas empêché de nous perdre et de rajouter 5km a l'itinéraire prévu). Petit détail qui vaut peut-être la peine d'etre mentionne : les balisages sont plutôt aléatoire, donc si vous pensez partir dans les Monts Apuseni, soyez prêt à vous perdre un peu ! Apres quelques gamelles dans la boue, et pas mal de poussage de vélo, on est finalement arrives à notre pension super accueillante.


Jour 2
Grotte de Scarisora-Casa de Piatra
20km
Descente très sympa mais plutôt fréquentée puis remontée superbe dans la vallée de Casa de Piatra
On dirait que le moyen de transport officiel ici est la charrette tirée par des chevaux, et non, on n'a pas croise d'autre VTTistes.
Notre étape de la journée s'est finie dans la meilleure pension qui soit, chez Dorika. Ne cherchez pas de panneau ou de mention dans un guide touristique, elle n'y est pas. Mais c'était vraiment le meilleur endroit qui soit et si jamais cela vous intéresse, contactez-moi, je vous donnerai les détails...


Jour 3
Casa de Piatra - Padis
13km
Petite journée de montée à travers les alpages, magique.
Encore une journée dans cette vallée magnifique pour finalement déboucher sur de magnifiques alpages... avec des moutons et donc leurs chiens de berger. On en a d'ailleurs croise pas mal sur le chemin et malgré mes petites craintes (ok, ok grosses frayeurs), aucune "attaque" ni morsure. Sont adorables ces chiens roumains en fait !


Jour 4
Padis - Garda des Sus
25km
Que de la descente, un vrai régal
Padis est typiquement un endroit clé de l'outdoor roumain, mais du coup pâtit d'un développement complètement archaïque : cabanes à moitié finies, campings anarchiques, voitures partout... Les paysages restent sympas, mais on a vite déguerpi pour retrouver les chouettes hameaux, les forets calmes et les prairies fraîchement coupées.


Jour 5
Garda de Sus - Patrahistesti
15 km
Et tout en montée s'il-vous plaît !
Encore une magnifique vallée que l'on a remontée. L'exploitation du bois y est particulièrement active, mais elle est encore tellement artisanale qu'elle n'est pas désagréable : les troncs sont descendus par des chevaux et les rares camions charges à la main.
Cette étape nous a donne l'occasion de parfaire notre roumain (film a venir..). Cette langue est en effet bien proche de la notre pour son cote latin, mais garde des mots pas évident à prononcer, notamment notre destination de ce jour, entre les "ts', les 'cht' et les "h" aspirés...
Dans ce fameux village, nous devions rencontrer les artisans et découvrir un musée d'objets en bois, mais en fait non. Pas déçus pour autant : on a fait le tri des myrtilles (tout en en dévorant un certain nombre) avec la mamie du coin, un excellent moment.



Jour 6
Patrahisteste - Garda de Sus
32km
Le plus beau panorama pour le dernier jour
Comme c'était notre dernière étape de VTT, nous en avons profite pour envoyer un peu : 4h de montée, 700m de dénivelé. Mais cela en valait la peine : nous avons découvert les Monts Apuseni d'en haut et sommes redescendus par les crêtes. Tout simplement magnifique.
Et pour finir, nous sommes retournes à la pension Minerva, ou encore un chaleureux accueil nous a été réservé pour déguster une dernière fois la succulente confiture de myrtille, l'alcool de prune (ou de pomme), la fêta et le pain fait maison.
Un calvaire ces 6 jours de VTT, je vous dis.


Nous avons quasiment toute la trace GPS pour ceux que cela intéresse. Alors n'hésitez pas à me demander.
Et pour toutes les photos, c'est ici

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La vidéo du trip VTT en Roumanie